Sortir du troupeau pour retrouver son identité
- Ginette Savoie
- il y a 7 heures
- 4 min de lecture

Il y a, dans certaines étapes de vie, une sensation étrange : celle de perdre quelque chose… alors qu’en réalité, il s’agit souvent de la prise d’une nouvelle identité, plus alignée, plus juste, plus en résonance avec ce que désire profondément l’âme.
QUAND ON VEUT SORTIR DU TROUPEAU
Un pas à la fois, ce chemin invite à se libérer de relations, de rôles ou de cadres qui ne nous conviennent plus. Non pas par rejet, mais par honnêteté intérieure. Car avancer vers ce qui nous attire, vers ce qui nous anime, vers ce qui nous donne de la passion, demande parfois de laisser tomber ce qui ne vibre plus. C’est là la vraie clé.
Par moments, ces pas nous mènent à la solitude. Une solitude qui peut faire peur, mais qui n’est pas vide. C’est une solitude fertile, remplie d’une nouvelle force de vie, d’un espace où quelque chose de plus vrai peut enfin émerger.
Pendant longtemps, j’ai porté ce sentiment d’être utile, comme si ma valeur passait par le fait d’aider, de participer, de soutenir la vie collective. Comme si vivre devait forcément servir à quelque chose, à quelqu’un. Et pourtant, une vérité s’est imposée : vivre pour soi n’est pas quelque chose que l’on nous apprend.
LA MATRICE = LA SOCIÉTÉ
On nous apprend à suivre un troupeau, à faire partie d’une société, d’un clan familial, d’un réseau. On nous apprend à nous adapter, à répondre aux attentes. Mais on ne nous apprend pas à être pleinement un être individuel.
Et si être sur Terre avait justement pour but de se sortir de cette matrice ? Et si notre liberté commençait par le fait de retrouver notre puissance individuelle ?
Car en suivant un troupeau, on perd peu à peu notre vraie identité. On apprend à se reconnaître à travers le regard des autres, plutôt qu’à se définir par qui nous sommes réellement. Prendre conscience de cet état est déjà une transformation en soi.
Sortir du troupeau demande du courage. Cela peut donner l’impression d’une perte d’identité, d’un vide, d’un ralentissement. C'est une impression. Nous sommes si interconnectés que nous oublions que nous sommes venus sur Terre pour retrouver notre identité . Et cette recherche d'identité, de sens, de mission, etc....nous interpelle souvent. Que suis-je venu(e) faire sur Terre? Quelle est ma mission de vie? Et ces questions qui remontent à notre conscience sont là pour nous amener à sortir du troupeau et à se souvenir de qui nous sommes réellement: soit un être de lumière.
🌱 Conseils pour sortir du troupeau (en conscience)
1. Observer sans se juger
La première sortie du troupeau commence par l’observation.
Où est-ce que je fais les choses par habitude ?
Où est-ce que je dis oui alors que mon corps dit non ?
Où est-ce que je cherche encore l’approbation, la reconnaissance, la validation ?
👉 Il ne s’agit pas de te corriger, mais de prendre conscience. La conscience est déjà une rupture avec le troupeau.
2. Écouter le corps avant la tête
Le troupeau vit dans le mental, les normes, le “il faut”. La sortie passe par le corps.
Pose-toi souvent ces questions simples :
Est-ce que ça me contracte ou ça m’ouvre ?
Est-ce que mon énergie monte ou descend ?
Est-ce que je me sens plus vivante… ou plus lourde ?
👉 Le corps ne ment jamais. Il sait avant nous.
3. Accepter d’être incomprise
Un passage obligé : le regard des autres change. Quand tu sors du troupeau :
certains ne te reconnaissent plus,
d’autres projettent leurs peurs,
certains s’éloignent.
👉 Ce n’est pas un échec. C’est un signe de réalignement. Rappelle-toi :
Être comprise par tout le monde, c’est souvent être encore adaptée à un moule.
4. Redéfinir sa valeur
Le troupeau associe la valeur à :
l’utilité,
la performance,
la productivité,
le fait de “servir”.
Sortir du troupeau, c’est intégrer une vérité plus profonde : Je n’ai pas à mériter ma place. J’ai le droit d’exister.
👉 Ta valeur n’est pas ce que tu fais. Elle est ce que tu es.
5. Ralentir volontairement
Le ralentissement fait peur… parce qu’il crée du vide. Mais c’est dans ce vide que la vraie direction apparaît. Autorise-toi :
des journées sans objectif,
des silences,
des moments “inutiles”.
👉 Le troupeau fuit le vide. L’âme, elle, s’y révèle.
6. Te poser une question pivot (souvent)
Voici une question très puissante pour sortir du conditionnement : Si je n’avais rien à prouver… que ferais-je ?
Ou encore :
Si personne ne me regardait, que choisirais-je ?
Si je me faisais confiance, quelle serait la prochaine étape ?
👉 Une seule réponse honnête peut changer une trajectoire.
7. Créer plutôt que reproduire
Le troupeau répète. L’âme crée. Même à petite échelle :
écrire,
rêver,
imaginer,
laisser venir des projets sans les forcer.
👉 Tu n’as pas à savoir comment. Tu as seulement à laisser émerger.
8. Honorer les peurs sans leur obéir
Sortir du troupeau réveille souvent :
la peur du manque,
la peur de vieillir,
la peur de ne plus servir,
la peur d’être seule.
👉 Ces peurs ne sont pas des ennemies. Elles sont des gardiens de seuil. Tu peux leur dire :
Je te vois. Tu peux rester. Mais je choisis d’avancer quand même.
9. S’ancrer dans sa propre autorité
Dernier point, essentiel : Sortir du troupeau, ce n’est pas suivre un autre guide, une autre vérité, un autre modèle. C’est redevenir sa propre référence.
moins demander “quoi faire ?”
plus demander “qu’est-ce qui est juste pour moi ?”
👉 C’est là que naît la souveraineté intérieure.
Sortir du troupeau n’est pas une rébellion. C’est un retour. Un retour à soi, à son rythme, à sa vérité. Et parfois, le plus grand courage n’est pas d’avancer plus vite, mais d’oser marcher seule… un moment.
Source: Ginette Savoie, accompagnatrice spirituelle





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